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Val d'Hérens : la magie de Ferpècle

Dernière mise à jour : 24 sept.


10, 20, 30… peut-être plus ?! Combien de fois, suis-je allée à Ferpècle. ? Aller jusqu’au pied des glaciers, marcher dans un paysage lunaire, se noyer dans un décor de cinéma… c’est possible dans le vallon de Ferpècle au Val d’Hérens.

Depuis le village de La Forclaz, sur les hauts d’Evolène, une petite route étroite mène à Ferpècle, comme un bout du monde. On longe quelques hameaux d’un autre temps avec une vue magistrale sur la Dent Blanche, on passe devant l’hôtel du Col d’Hérens, un hôtel historique au charme suranné de la fin du XIXème. On se gare sur un petit parking au détour d’un virage, à l’endroit où la route n’est accessible qu’aux bordiers autorisés. De là, la balade commence : une randonnée sauvage et magique au pied des glaciers sous le regard de la Dent Blanche. Quelques petites gouilles se sont formées ça et là se sont formées où l'on peut traquer le reflet des sommets environnants. Le site est classé zone alluviale d’importance nationale. Quelques torrents dégringolent. La flore est dense et les plantes grasses règnent en maitre. Le sentier se faufile à travers mélèzes et rhododendrons. D’imposants rochers trônent ca et là. Les vaches pâturent près du torrent. Le vallon prend parfois des allures de toundra. En moins de 45 mn, de marche facile, je suis en immersion dans un monde irréel : une vaste plaine glaciaire à 1960 mètres d’altitude. En face le Mont-Miné, à droite le glacier du même nom et à gauche son jumeaux Ferpècle. Autrefois, ils se rejoignaient. Le lieu se métamorphose d’années en années, la moraine s’installe inexorablement mais la magie de Ferpècle demeure et sa beauté sauvage reste unique. Combien de temps encore pourrons-nous admirer ce lieu ?


Au fil des saisons. à chacune de mes balades, le spectacle est saisissant. Selon la saison, c’est un désert parsemé de végétation ou un grand lac où se jettent de petits ruisseaux. En automne, l’or des mélèzes contrastent avec les cimes enneigées. Un de mes endroits favoris pour admirer les mélèzes jaunis.


Aux premiers frimas, la rivière se fait plus calme et révèle un grand champ minéral avec ses pierres polies par la force de l’eau. Ailleurs, de micro-gouilles à la couleur bleue se sont formées tandis que les petits torrents adjacents ont commencé leur hibernation. La glace prend des teintes rosées à l’image d’un désert de sel. Parfois, on se croirait en Bolivie, en Islande, en Nouvelle-Zélande. Cet endroit est une merveille de la nature, une pépite à aimer autant qu’à préserver. Je ne me lasse pas de venir et revenir sur ce lieu, chaque passage est différent et procure à chaque fois ce sentiment de plénitude rempli d’émotions. C’est si beau !


Si il ne devait y avoir qu’un seul lieu à voir dans le Val d’Hérens, je crois que ce serait celui-ci, un paradis terrestre à vivre au rythme du temps qui passe.

« La nature n’est rien qu’une poésie énigmatique » Montaigne
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